samedi 28 avril 2012

Une ville effroyable



"Je lui expliquais que Mende était une ville effroyable. Que faute de pouvoir l'éviter, il fallait la franchir toutes vitres levées, le plus vite possible, en regardant droit devant soi. Une ville frappée d'endémie, peuplée de psychiatres, de neurologues, de psychopédiatres, d'infirmiers, de pharmaciens, de laborantins, de diététiciens, d'intendants d'hôpital, de gardiens, de garçons de salle musclés, de chirurgiens du cerveau, d'électriciens hautement spécialisés, d'animateurs sociaux-culturels, de moniteurs de sports adaptés, d'aumôniers  et d'assistantes sociales, d'éducateurs techniques, d'instituteurs de rattrapage et de gendarmes qualifiés, tous veillant sur le sort de milliers d'handicapés mentaux et débiles classés du lourd au léger comme des boxeurs, et formant avec ces malheureux la population entière de la ville de Mende, laquelle, sans cet apport précieux et sans cesse grandissant, eût sombré dans l'anéantissement alors qu'elle a ressuscité depuis que chaque village de France a perdu son idiot folklorique et traditionnel au profit du seul département de la Lozère. Et tout ce monde là vote à chaque élection. Un modèle de démocratie, puisque le député de Mende n'est autre qu'un médecin psychiatre et son suppléant, j'imagine, un débile léger réadapté."

Jean Raspail, "les yeux d'Irène".

mercredi 25 avril 2012

Pas de nouvelles : bonnes nouvelles.



Si quelqu’un croit qu’il n’y a pas de censure actuellement, qu’il nous dise pourquoi on a tout su au sujet de ce qui se passe en Egypte, en Syrie ou en Libye, et pourquoi les journaux n’ont absolument rien dit sur ce qui se passe en Islande ?
En Islande,
- le peuple a fait démissionner un gouvernement au complet,
- les principales banques ont été nationalisées et il a été décidé de ne pas payer la dette contractée par ces dernières auprès de banques de Grande Bretagne et de Hollande, dette générée par leur mauvaise politique financière ;
- une assemblée populaire vient d’être créée pour réécrire la Constitution.
Et tout cela, pacifiquement.
Toute une révolution contre le pouvoir qui a conduit à cette crise.
Voilà pourquoi rien n’a été publié pendant deux ans.
Que se passerait-il si les citoyens européens en prenaient exemple ?
Brièvement, voici l’histoire des faits :
- 2008 : La principale banque du pays est nationalisée. La monnaie s’effondre, la bourse suspend son activité. Le pays est en banqueroute.
- 2009 : Les protestations citoyennes contre le Parlement font que des élections anticipées sont convoquées. Elles provoquent la démission du Premier Ministre et, en bloc, de tout le gouvernement.
La situation économique désastreuse du pays persiste. Par le biais d’une loi, il est proposé à la Grande Bretagne et à la Hollande le remboursement de la dette par le paiement de 3.500 millions d’euros, montant que paieront mensuellement toutes les familles islandaises pendant les 15 prochaines années à un taux d’intérêt de 5%.
- 2010 : le peuple descend à nouveau dans la rue et demande que la loi soit soumise à référendum.
En janvier 2010, le Président refuse de ratifier cette loi et annonce qu’il y aura une consultation populaire.
En mars, le référendum a lieu et le NON au paiement de la dette remporte 93% des voix.
Pendant ce temps, le gouvernement a entamé une investigation pour régler juridiquement les responsabilités de la crise.
Les détentions de plusieurs banquiers et cadres supérieurs commencent.
Interpol lance une enquête et tous les banquiers impliqués quittent le pays.
Dans ce contexte de crise, une assemblée est élue pour rédiger une nouvelle Constitution qui reprend les leçons apprises de la crise et qui se substitue à l’actuelle qui est une copie de la constitution danoise.
Pour ce faire, on a recours directement au peuple souverain.
On élit 25 citoyens sans filiation politique parmi les 522 qui se sont présentés aux candidatures. Pour cela, il faut être majeur et recueillir le soutien de 30 personnes.
- L’assemblée constituante commence ses travaux en février 2011 afin de présenter, en partant des avis collectés dans les diverses assemblées qui ont eu lieu dans tout le pays, un projet de Grande Charte.
Elle doit être approuvée par l’actuel parlement ainsi que par celui qui sera constitué après les prochaines élections législatives.
Voici, en bref, l’histoire de la Révolution Islandaise :
- Démission en bloc de tout un gouvernement
- Nationalisation de la banque
- Référendum pour que le peuple puisse se prononcer sur les décisions économiques fondamentales
- Emprisonnement des responsables de la crise
- Réécriture de la constitution par les citoyens
Nous a-t-on parlé de cela dans les médias européens ?
En a-t-on parlé dans les débats politiques radiophoniques ?
A-t-on vu des images de ces faits à la TV ?
Bien sûr que non !
Le peuple islandais a su donner une leçon à toute l’Europe en affrontant le système et en donnant une leçon de démocratie au reste du monde.
(Source : liste partidegauche 84 – Par Forum Civique Européen)

http://liesidotorg.wordpress.com/2012/04/22/sans-nouvelles-dislande-pourquoi/

Troisième voie



lundi 23 avril 2012

S.O.S. femme battue

Où donc est passé l'esprit revanchard, libertin, insoumis, gaulois en clair, du peuple français?
Quelques décennies de lessivage auront eu raison de sa virilité pour le transformer en une faible loque tout juste bonne à se faire taper sur la gueule.
Telle une femme qui, récupérant son ivrogne de mari, se fait gifler sans rien dire, reçoit des coups pour adultère imaginaire et soumission passive à ses assauts de brute avinée, le peuple français baisse la tête sans rien dire et par une extraordinaire incohérence en redemande, déclarant bêtement comme la femme battue: "mais je l'aime, je ne peux pas le virer!"
Pathétique! J'avoue que le bulletin Hollande me demange. Vient un moment où voter Le Pen relève de l'acharnement thérapeutique. Passer la France au Monsanto, sous la coupe des pègres islamiques, financières et autres, qu'elle crève une bonne fois pour toutes, qu'on la débranche pour respirer, qu'on rase et arase pour batir enfin...
Il y a peu je ne pouvais imaginer qu'on pouvait, en pleine possession  de ses moyens, voter pour ce cuistre ravi, 10 millions de Français l'on fait! 10 millions de malades! et puis, pire encore, 4 millions ont voté Mélenchon, 4 millions de demeurés, de fous furieux, de salopards qui soutiennent une petite fiente qui veut mettre l'avortement dans la constitution, et bientôt le rendra obligatoire pour les hétéros blancs (pourquoi pas? hein? Tant qu'on y est...), enlevant nos quelques enfants dès le berceau pour les soumettre à la lobotomisation étatique...
Et Marine qui fait à peine plus que le compte de son père en 2002 : 10 ans plus tard avec 3 millions d'immigrés en plus et la guerre civile aux portes des villes on en est au même degré de réveil populaire!!
Il n'y a plus qu'à rendre ma carte d'identité, je ne suis plus de cette France là, je ne suis pas une femme battue.

jeudi 12 avril 2012

Cybèle assassinée

 



  La terre a pour amis les moissonneurs ; le soir,
Elle voudrait chasser du vaste horizon noir
L'âpre essaim des corbeaux voraces,
A l'heure où le boeuf las dit : Rentrons maintenant ;
Quand les bruns laboureurs s'en reviennent traînant
Les socs pareils à des cuirasses.

Elle enfante sans fin les fleurs qui durent peu ;
Les fleurs ne font jamais de reproches à Dieu ;
Des chastes lys, des vignes mûres,
Des myrtes frissonnant au vent, jamais un cri
Ne monte vers le ciel vénérable, attendri
Par l'innocence des murmures.

Elle ouvre un livre obscur sous les rameaux épais ;
Elle fait son possible, et prodigue la paix
Au rocher, à l'arbre, à la plante,
Pour nous éclairer, nous, fils de Cham et d'Hermès,
Qui sommes condamnés à ne lire jamais
Qu'à de la lumière tremblante.

Son but, c'est la naissance et ce n'est pas la mort ;
C'est la bouche qui parle et non la dent qui mord ;
Quand la guerre infâme se rue
Creusant dans l'homme un vil sillon de sang baigné,
Farouche, elle détourne un regard indigné
De cette sinistre charrue.

Meurtrie, elle demande aux hommes : A quoi sert
Le ravage ? Quel fruit produira le désert ?
Pourquoi tuer la plaine verte ?
Elle ne trouve pas utiles les méchants,
Et pleure la beauté virginale des champs
Déshonorés en pure perte.


Victor Hugo, extrait de "la terre-hymne", la légende des siècles.





 

mercredi 11 avril 2012

Jeanne d'Arc aux abonnés absents (II)



Il est évident que « Marine » est la seule et unique candidate patriote et « anti-système », la seule qui rallie contre elle à la fois la LCR et le Medef (que faut-il de plus comme signe de vérité?) et cet unique constat, au delà de tous les calculs et de toutes les subtiles exégèses idéologiques sur la « doctrine » et les « points de discorde », doit susciter le rassemblement des votes de tous ceux qui ne sont pas résignés au totalitarisme capitalo-mondialiste. Il faut voter Marine. Sans illusions, sans enthousiasme même, mais simplement parce qu'il n'y a rien d'autre à faire, sinon à s'abstenir ce qui est devenu une élégance facile et un peu lâche. Le dégoût comme posture, comme manière de botter en touche (il a toujours fallu plus de couilles pour justifier et défendre un vote FN que pour sortir les grandes orgues du « tous pourris, tous identiques » et de l'attente du retour du Roi ou de la guerre ethnique généralisée)..
Il faut voter Marine. Parce que ce n'est qu'une élection, parce que ca n'induit en rien une adhésion à l'ensemble du programme frontiste, parce que peu importe la faisabilité ou la crédibilité de telle ou telle mesure, mais parce que c'est « le moindre mal » et la seule possibilité de grain de sable dans l'horlogerie bien huilée de notre post-démocratie. Tout le reste n'est que snobisme et arguties de petits marquis, aussi fats qu'inutiles et désespérants...
Mais on peut, il est vrai, toujours préférer attendre Jeanne d'Arc en buvant des cognacs sous un portrait de Bernanos... 

Par amoyquechault.over-blog.com   

Source : http://amoyquechault.over-blog.com/article-marine-ou-jeanne-d-arc-103173249.html

jeudi 5 avril 2012

Du haut de la Croix

Dans une indifférence quasi-générale, le saint triduum pascal approche. Pour la 1979 ème fois, l'Eglise catholique va se réfugier au pied de la Croix pour assister son Seigneur dans l'oeuvre de Salut qu'Il a entreprise lors de sa crucifixion.
A grands renforts d'oeufs et de poules en chocolat, de gigot d'agneau et autres brioches pascales, le monde traditionne. C'est sûr, il y tient notre monde occidental à ses traditions et sa culture; mais pas tous, c'est vrai:  certains réfractaires, cohérents avec eux-mêmes, ont tout largué, chocolat et messe tout ensemble,  faisant table rase du passé pour chanter les lendemains heureux du multiculturalisme...tout entier dans leur refus et non pas tiède, rien n'est perdu pour eux. Ce sont les autres, les nostalgiques, qui m'attristent, car leurs traditions évidées suffisent à combler la petitesse d'une âme que trop reniée, envahie par une intelligence orgueilleuse et charnelle. Pour ceux -là, et pour tous ceux qui veulent, en ces jours saints, je leur suggère une libéralité mystique afin de se laisser envahir par quelques considérations sur la raison d'être de la Croix.
Il ne s'agit pas uniquement d'amour, car lorsqu'on sait regarder une Croix, ce mot y est inscrit sur ces bras étendus et cette tête inclinée.
Mais voilà, pour mieux voir l'universalité de la Croix, montons dessus, grimpons sur cette Croix pour voir ce que le Christ voyait.
Vous savez, Il ne nous en voudra pas le Bon Dieu, d'être monté, car Il nous l'a mise à disposition sa Croix, pour que nous la portions nous aussi, pour que nous tombions sous son poids, pour que nous nous relevions surtout, alors pourquoi pas pour que parfois nous la plantions et montons dessus afin de nous élever au-dessus de la turpitude du monde et voir si nous sommes toujours sur le bon chemin?
Installés donc là-haut sur la Croix de Jésus, une immensité infinie nous enveloppera imprégnant en nous l'impression de n'être plus rien qu'un atome,  maintenus par une force majestueuse et royale qui domine le monde devenu alors minuscule et grouillant.  Nous verrons tous les siècles les uns après les autres s'étendant à l'infini, toute une humanité besogneuse comme enchaînée à la terre sur laquelle elle se penche: une infinité de dos courbés se répandent, gris et noirs, tandis que des têtes parfois se lèvent pour tourner le regard vers la Croix, mais retombent aussitôt sous les coups d'une bête immonde qui mène cette marée de manière autoritaire. Nous verrons alors des rayons ardents jaillissant de la Croix, descendant du Ciel et frappant les dos, les illuminant en faisant briller une petite clé. Nous comprendrons alors que tous ces hommes courbés ont une chaîne avec une clé dessus qui peuvent les libérer à tout instant, la clé du royaume de la grâce. Des myriades de rayons jaillissent, des hommes, des femmes, des enfants prennent la clé pour se libérer et entreprendre un combat ardu contre la bête qui cherche à les reprendre, mais soutenus par les rayons qui sans cesse descendent du ciel, le visage désormais tourné vers la Croix, ils avancent toujours plus sur le côté de la marée humaine et deviennent de plus en plus libres. D'autres ne prennent pas la clé car ils ne la voient pas, trop occupés à vouloir couper leur chaîne avec d'autres objets inefficaces. D'autres encore, la majorité, ont accepté leur condition et se soumettent tranquillement à la bête, faisant tout ce qu'elle veut pourvu qu'ils ne reçoivent pas de coups.
Je pense que ce vendredi de sa Passion, alors qu'Il était élevé en croix, le Christ voyait ainsi dans un seul regard toute l'action du salut sur l'humanité, souffrant de ces âmes soumises qui ne veulent pas de sa Rédemption. Dans cette douleur de l'indifférence, il jeta un "sitio" implorant et impérieux qui se répandit comme une onde de choc jusqu'à la fin des temps, renversant des âmes droites comme foudroyées, vaincues par cet appel divin, élevant dans un élan magnifique celles des saints et écrasant les autres par l'incompatibilité fondamentale du refus d'avec l'acceptation.
Il n'est que trop temps d'étancher la soif du Christ, de relever la tête pour croiser son regard encourageant et de se libérer de ce monde athée qui ne peut que se perdre, rendant vaine toute action si elle n'est marquée du sceau sacré de la charité divine.