mercredi 8 mai 2013

Belle histoire pour les loupiots au sommeil difficile





"L'interrogatoire porta principalement sur l'épée de Fierbois. Les ennemis tenaient par-dessus tout à cette épée miraculeuse.
Qu'en avait-elle fait? On la pressa, la tourmenta. Elle ne le révéla jamais. Ce n'était pas celle qu'elle offrit à Saint-Denis. Ce n'était pas celle qu'elle portait sous les murs de Paris. L'épée qui fut prise avec elle à Compiègne, elle l'avait gagnée sur un Bourguignon, en bataille. Et elle n'avait pas brisé d'épée sur le dos d'une fille de joie, comme on le racontait.
   Alors? Elle disait que le signe divin apporté par elle à Charles VII lui avait été donné après l'examen de Poitiers. Or, c'était en ces mêmes jours qu'une révélation lui fit retrouver l'épée gravée des cinq croix bénies, l'épée victorieuse et consacrée de Charles Martel.
  - Ce signe de victoire, qui durera plus de mille ans, est au trésor royal, affirma-t-elle un peu plus tard.
     Etait-ce l'épée, ou une couronne que nul n'avait vue?
     Les Anglais n'apprirent rien de leur victime obstinée. Le signe est toujours en France, perdu cependant. Mais Jeanne a dit qu'il durerait plus de mille ans. Il existe, et, dans un danger pressant, une main digne, un sauveur prédestiné, le retrouvera avant ces mille ans écoulés..."

               "Jeanne d'Arc" de Marcelle Vioux.

                        

mardi 23 avril 2013

Charité bien ordonnée commence par soi-même

La rage au coeur, le sentiment d'être les éternels dindons de la farce exacerbent sans aucun doute les âmes les plus généreuses et les plus combattives. Certes il est pitié au "royaume de France" de voir ainsi les instincts les plus bas régner en maître et de constater avec répulsion au dévoiement de l'idée même d'amour qui a troqué sa noblesse pour les loques puantes des manants de la sentimentalité.
Pourtant, quel malheur que de voir ces valeureux capitaines aux rêves de gloires et d'héroïsme se jeter dans une mêlée qui n'est pas la leur, une mêlée qui a tout l'air d'être un fichu piège pour leur ôter le peu de liberté qui leur reste!
Vouloir priver une frange de la société d'une liberté qui ne les oblige en rien est en tout point aberrant dans une société qui se dit républicaine laïque et démocratique. Ne s'exposent-ils pas, eux et leur famille et toute leur communauté, par trop de zèle à une privation totale de leur droit et à la fermeture de leur centre de réunion? Vous comprendrez évidemment que cette communauté est catholique, et que même si la rébellion n'est pas exclusivement catholique, elle est traitée comme telle par la meute médiatique qui n'en perd pas une miette.
Des prêtres, même, (et Dieu sait si je les respecte) se permettent de faire front, d'haranguer les foules. Ils portent la soutane, on ne peut pas ne pas les situer...mais ils deviennent des dangers pour la république, d'autant plus qu'ils ont charge d'âmes et une multitude de paroissiens qui les écoutent le dimanche à la messe. Que pensez-vous que fera la belle république à la douce devise de "liberté, fraternité, égalité"? Comment peut-elle accepter toutes ces personnes qui la violent dans ses fondements, qui l'ébranlent dans sa colère?
Ces milliers et millions de personnes s'agitent et gesticulent tel un petit enfant tambourine de ses petits poings un géant qui va se lasser de ce tambourinage et lui flanquer une bonne fessée avant de l'enfermer dans sa chambre et lui interdire de voir ses copains.
On ne se bat pas contre une excroissance d'un système, c'est ridicule. C'est le système, c'est la république, c'est l'état qu'il faut combattre, c'est un coup d'état qu'il faut faire et non du pinaillage bourrée d'incohérences. Et si on n'est pas prêt pour ce coup d'état, alors retournons cultiver notre jardin et vivons bien. Une révolution, une réforme ne peut se faire que par une réforme de soi-même avant tout et surtout la sauvegarde de notre liberté religieuse.
Quand tout cela finira par une fermeture des églises traditionnelles pour cause de révolte contre l'état de droit, alors qu'aurons-nous gagné?
Le jour où cela arrivera, alors je serai la première dans la rue pour défendre ma liberté, mais le combat se retournera contre nous car on nous objectera qu'on voulait bien priver d'une autre liberté une certaine partie de la population. On fera de la dialectique et on jouera sur les mots et les idées et on aura forcément tort car nous ne parlons plus la même langue.
En tant que catholique, il faut se battre pour notre Foi et l'honneur de Dieu, pas pour une idée de société parfaite : idéologie qui se défend dans les livres et les chaires, au coeur des foyers et des écoles, mais pas dans la rue.

samedi 13 avril 2013

La bouteille d'encre à l'amer

Notre société adulte n'est pas sortie de l'enfance;  elle continue à se créer des monstres et des fantômes, à se complaire dans une sorte de panique qui accélère leur rythme cardiaque et offre une bouffée d'adrénaline à ses sens ankylosés et saturés d'ennui.
Qui se lève pour dénoncer un spectre destructeur et terrible trouve un écho certain dans bon nombre de cervelles assoiffées de nouvelles horreurs, de nouvelles peurs. Ainsi la fin du monde programmée trouva son grain à moudre, tout comme la crise "imminente", la rupture de normalité qui n'a jamais été si proche, les Juifs futurs maîtres du monde, l'islam galopante, la sauvegarde de la race blanche, les lois stupides et toujours plus délirantes... La moindre nouvelle devient aussitôt l'objet d'un mail tournant qui nous annonce sous les termes les plus alarmants qu'il en va du salut du monde de faire tourner cette nouvelle horrible pour l'humanité, notre race et nos racines. On assaisonne d'un petit coup de philosophie et d'idéologie pour faire style et avoir l'air d'être un adulte quand même, on fait semblant de faire de la politique quand on arrive tout juste à se situer dans le vulgaire agitateur de sloggans et ainsi pense-t-on que le monde doit tourner.
 Je cherche alors à comprendre ce monde étrange où je ne trouve pas ma place. Un monde que je croyais sérieux et important, un monde où l'intelligence devait briller et s'affirmer.
 Je crois qu'il faut remonter en amont et accuser l'école, l'éducation parental qui avec le progrès, le confort, les vaccins et la ddass a supprimé les peurs des enfants, ces peurs essentielles pour grandir et acquérir la sagesse adulte.
Les générations des 30-60 ans ont eu une enfance douce, sans guerre, sans crise majeure, sans faim, des nounous ou des mamies qui portaient leur pas pour éviter les chutes et les genoux ensanglantés. Ils allaient à l'école avec de beaux livres et de beaux cahiers, ils ont eu les stylos-plumes à cartouches qui ne faisaient pas de tâches, puis les stylos billes qui ne coulaient pas, des leçons écourtées et des auto-dictées qui leur enlevaient toute peur d'une faute par l'inconnu de la dictée de contrôle. Puis on leur a enlevé l'analyse logique et grammaticale, on a même concentré toute la jungle des articles, adjectifs démonstratifs, possessifs i tutti dans un seul cadre : les déterminants, afin d'ôter cette peur dédalienne de l'esprit qui devait s'aventurer dans les méandres de la réflexion et de l'analyse, fameuse analyse qui libère l'esprit et entrave ceux qui veulent en prendre possession...
L'idéologie elle-même participe au mouvement de prise ne charge des masses et liquide la litanie des rois de France pour rabâcher l'alpha et l'oméga de notre nouvelle histoire : la seconde guerre et ses hlpsdnh. L'Histoire et son édifice hiérarchisé, sa structure est ainsi réduite à toute une série d'histoires horribles de petits enfants dévorés par le méchant ogre fasciste.
N'oublions pas non plus les docteurs de famille surchargées de grippes, de rhumes et d'angines, de vaccinations avec ces rappels oubliés sous son oeil accusateur pour les parents inconscients et irresponsables, laissant aux oubliettes les médecines naturelles, les secrets de grand-mère pour soigner et prévenir les maladies. Et ceci jusque chez nos vieux avec le semainier à pillules qui les fait pourrir dans la peur immature de la mort, l'esprit lassé et maugréant.
La peur de l'inconnu, la peur de l'échec, la peur des supérieurs qui sont devenus des animateurs au lieu de maîtres ont été méthodiquement supprimées de la vie de nos têtes blondes. Les parents sans cesse rabaissés devant la toute-puissance enfantine au nom du droit des enfants, et qui l'acceptent sans mouffeter considérant l'insolence de leur progéniture comme une preuve de maturité alors qu'ils les confortent dans leur immaturité, justement, de sales gosses qui ne prennent plus de coups mais grandissent avec leurs certitudes atrophiées d'enfant-roi; ces parents-là démissionnent et la réussite scolaire devient alors un objectif rassurant au détriment d'une éducation de la vie.
On s'étonne après que le monde tourne de travers! Il est au main d'une masse mouvante immature qui prétend le diriger en faisant ressurgir des peurs enfantines non vaincues et sans désir de les affronter pour les dompter, car c'est cela être adultes, c'est les dompter et avoir le courage de prendre les mesures qui s'imposeraient afin qu'elles ne soient plus qu'un souvenir. Pour assumer une démocratie il faudrait avant tout grandir...
 Cependant certains ont trouvé le filon et entretiennent avec sadisme ces peurs, ils les provoquent même pour garder la main-mise sur ces esprits sans plus de consistances que la bouillie ingurgitée depuis toutes ces sales dernières années, cette bouillie fabriquée à base de menus plaisirs et de souffrances rejetées.




samedi 30 mars 2013

Un samedi saint...



La semaine sainte se termine, ce Samedi Saint plein d'attente de la bienheureuse résurrection du Christ est propice à une réflexion sur ces derniers jours qui, chaque année renouvelée, ne cessent d'apporter toujours plus de lumière à la compréhension du monde.
Dimanche des Rameaux, en lisant la passion selon saint Matthieu, me vint à l'esprit une nouvelle appréhension des rapports entre Juifs et catholiques, entre l'ancien et le nouveau testament, l'ancienne et la nouvelle alliance.
Cet évangile devrait être censuré tant il est explicite sur le sens de l'histoire moderne qui prend sa source exactement là.
Le Christ est tiré de sa veillée agonisante du monts des oliviers pour être traîné chez Anne puis chez Caïphe pour la première parodie de procès de l'histoire, un procès inique qu'on retrouvera étrangement avec celui de sainte Jeanne d'Arc.
Devant le grand-prêtre, Jésus dit peu de chose, mais chaque parole est chargée d'un sens historique qui va sceller de diaboliques aveuglements.
Après de vains faux témoignages, un vrai témoignage ébranle toute la synagogue et va signer l'arrêt de mort définitive de Jésus : "cette homme a dit : "Je peux détruire le temple de Dieu, et le rebâtir en trois jours." Caïphe a peur; tout à coup il comprend.  Il connaît la sainte Ecriture, il connaît le sens mystique du temple de Jérusalem, il comprend soudain que le Messie est bien là devant ses yeux et il lui demande de le confirmer : "Au nom du Dieu vivant, je t'adjure de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu", et Le Christ de répondre : "oui, tu l'as dit. ..."
Toute l'histoire dramatique du peuple juif se joue à ce moment précis.
Jésus affirme qu'Il va détruire le temple, c'est-à-dire qu'il va abolir la religion juive, que celle-ci n'existera plus en vérité, mais que par sa résurrection il fondera son Eglise, l'Eglise catholique.
Nous avons là toute la vanité de l'expression " judéo-christianisme". Le christianisme a pris son essence dans le Christ lui-même et uniquement dans Lui, il est alors extrêmement faux de dire que les origines chrétiennes se trouvent dans le judaïsme et que condamner le judaïsme en tant que catholique serait se renier soi-même.
Lorsque le Christ rendit l'âme, le voile du temple se déchira en deux de haut en bas (c'est important cette précision, car un homme l'aurait déchiré de bas en haut) et un tremblement de terre le fit s'ébranler sur ses fondations. Là encore, Dieu a voulu nous enseigner avec force que l'ancienne alliance était désormais révolue. Les révélations d'Anne-Catherine Emmerich racontent qu'Anne, un des grands-prêtres, à la suite de cet évènement perdit la raison et erra dans le désert. Il avait compris mais avait refusé de l'admettre.
Toute l'histoire du judaïsme va alors se bâtir sur une éternelle victimisation envers les chrétiens et ils ne trouveront rien de mieux que d'inventer ce terme "judéo-chrétien" pour imposer par une sorte de paternité bafouée une incessante subjugation des esprits.
Ainsi depuis ce moment on peut dire qu'une guerre à mort va se livrer entre les juifs qui ne reconnurent pas le Christ et toute la chrétienté. Il faut réellement regarder l'histoire de ces deux derniers millénaires à la lumière de ce combat et on comprend comment on en arrive aujourd'hui à une telle dérive de l'Occident chrétien.
Mon propos n'est pas de citer toutes les étapes qui pendant 2000 ans nous conduisirent à une telle chute, mais bien de pointer du doigt cette grave erreur de l'idée du judeo-christianisme qui fait que bon nombre de catholiques se laissent aveugler par une fausse culpabilité et un devoir de dialogue ...unilatéral... avec les autorités juives. Dialogue qui n'a pas d'autre but que l'anihilation pure et simple du dogme catholique et de la Vérité intrinsèque qu'il véhicule.
Les Juifs exigent la reconnaissance de l'élection permanente de leur peuple par Dieu, c'est assez éloquent et on peut dire que le dernier concile fut fait dans ce but précis. Asservir la hiérarchie de l'Eglise catholique étant le seul moyen de devenir libre. C'est dire à quel point ils ont franchi, lentement mais sûrement, tous les obstacles qui leur permettront d'aboutir à ce qu'ils considèrent comme un "manquement" de la part de Dieu, c'est-à-dire au pouvoir sur le monde : le nouvel ordre mondial.
A contrario, on peut aussi comprendre que mettre en échec le plan du NOM, c'est tout simplement être profondément chrétien, et uniquement catholique. Il n'y a pas d'autre solution. Seule la conversion personnelle, seule donc la lutte personnelle pour obtenir la Foi, pourra nous sortir de l'impasse dans laquelle nous vivons. C'est limpide, mais beaucoup trop pour l'homme moderne qui préfère les méandres de  philosophies et d'idéologies nouvelles par opposition à une chrétienté qu'il accuse, parce qu'il n'a pas pris le temps, un samedi saint, de méditer les récits de la Passion du Christ.




mercredi 27 mars 2013

Quelques réflexions sur l'usage de la manifestation

Même si c'est la guerre médiatique des chiffres, des violences-pas violence sur femmes et enfants qu'on a jeté dans la mêlée dans une manifestation "pacifique", un réactionnaire ne devrait pas se trouver dans ce genre de cloaque visqueux d'embrigadement.
Le droit à manifester est issu d'une déclaration pourrie à la base, celle des droits de l'homme. Comment peut-on user d'un droit qui forcément vous aliénera à cette stupide démocratie et vous privera forcément de votre liberté?
Nous étions un million à manifester pour l'école libre...qu'avons-nous gagné? une école libre d'être payante mais soumise à l'Etat.
Le droit de grève qui ne cesse de plomber l'économie, le droit d'asile qui aboutit à notre submersion etc...
Par ailleurs la manifestation est dans son essence une revendication violente et guerrière. Croire qu'elle puisse être pacifique et donc d'y mêler de jeunes enfants fait preuve d'une grave naïveté qui frôle à l'imbécilité.
Concernant cette manifestation-là il y a eu 2 points sur lesquels on a tout perdu ou sur lesquels ils ont tout gagné:
-1- on a voulu défendre l'enfance des autres en sacrifiant l'innocence de nos propres enfants, mais de ce point j'en ai dejà parlé dans un autre texte;
-2- autrefois, le mot "homosexuel" était évité par pudeur, car c'est une anomalie de la nature, une indescence, mais ils ont gagné à le galvauder, le vulgariser, et faire que partout l'idée même d'homosexualité devienne habituelle. Ainsi en motivant le combat contre le mariage homo, ils ont combattu l'homophobie. Qu'importe pour eux mariage ou pas mariage, ils veulent que les homosexuels soient un état normal, un état défendable et ils ont d'ors et déjà gagné.

User de la manifestation démocratique et républicaine, c'est un combat perdu d'avance et/ou une promesse de compromission quand il ne devrait y avoir aucune discussion.