Les combats de notre époque ont une résonance assez étrange, une sorte de son de cloche félée qui s'élèverait au milieu d'un brouhaha assourdissant de sa petite note grinçante et agaçante.
Ils se donnent des airs et prennent la pose, se haussent sur un tréteau branlant pour ameuter la populace qui se meut, sourde, aveugle et abrutie d'elle-même.
Ce qu'on nomme "combat", aujourd'hui, ressemble tout juste à une revendication tribale d'êtres malmenés et manipulés qui ont perdu le sens de l'histoire tout en étant persuadés de le tenir à bras-le-corps. Une sorte de fierté les pousse à reprendre en choeur des problèmes créés de toute pièce et qui ne sont pas des problèmes, à se mettre en porte-à-faux dans une perpétuelle contradiction entre leurs aspirations guerrières et leur soumission à la marche du temps moderne qui les force à accepter la racine d'un mal qu'ils voudraient combattre.
On ne peut plus parler d'hypocrisie chez ces gens, car une vraie grandeur d'âme les anime, mais de dichotomie flirtant avec l'autisme.
Alors qu'ils regardent avec compassion ce gentil couple homo, si mignon, si discret, qu'ils les reçoivent même à leur table familiale, parce que ce sont de bons amis aux largesses admirables et souvent très cultivés, dans un même temps ils s'élèvent de toute leur force contre leur mariage et certaines revendications absconses parce qu'il fut lancé un appel de tous azimut, touchant toutes les sensibilités dans une sorte de communion inter-communautaire à la lutte finale contre ce micro-problème.
Problème qui s'impose et ne permet pas d'amalgame à d'autres problèmes. Chaque chose à sa place, diriez-vous! mais si tout s'imbriquait, si tout était lié?
Et si le féminisme était une des raisons de l'explosion de l'homosexualité? et si la liberté sexuelle était le principal frein à l'hétérosexualité? et si les divorces et les violences conjugales furent les principales sources des dérèglements psychologiques de l'enfant lui faisant perdre les repères de la normalité hétéro-conjugale? et si la mixité scolaire était source d'inhibition masculine et de prédominance d'une gente féminine plus proche de la virago que de la femme?
Et si encore tellement de dérèglements sociaux avaient fait sombrer notre société dans une société malade et anormale?
Et si tout cela était vrai, alors ne serait-ce pas le moment de comprendre que le problème est bien loin de ce symptome epidermique d'une société défaite?
samedi 8 décembre 2012
lundi 3 décembre 2012
L'effet boomerang
Il est tellement aisé de vouloir toujours plus de liberté, mais n'est-ce pas là le piège à con de l'arroseur arrosé?
Liberté d'expression, liberté d'action, liberté de mouvement, liberté de pensée, liberté de religion....
Tout le monde est d'accord pour limiter cette liberté à la liberté du voisin. Etrange concession!
Savons-nous seulement où se trouve cette fameuse frontière qui furent caution de ces fameux droits de l'homme? ... terrible caution qui ne cesse de faillir.
Il est un fait que la liberté telle qu'elle nous est présentée n'est pas viable, elle exige des qualités morales qui doivent être collectives alors qu'elles n'ont jamais été que l'apanage de quelques particuliers.
Loin de nos libéraux et de nos révolutionnaires de tout poil, la liberté n'a jamais été la faculté de faire ce que l'on veut. Cette pseudo liberté qui flatte agréablement le premier imbécile venu n'est rien d'autre qu'un ferment d'esclave. Elle permit de faire couler le sang, de trahir et de donner libre court à toutes les turpitudes et bassesses que puisse receler l'être humain.
Or si on s'attache au sens originel du mot, la liberté n'est que soumission: soumission à un ordre naturel et à une loi non-écrite.
La liberté n'est pas humaine, elle est juste donnée en usufruit par son Propriétaire afin de transcender l'amour de l'homme pour son Créateur.
A partir d'une telle acception il est difficile de donner du crédit à cette stupide devise inscrite sur nos frontons républicains, pleine de mièvrerie et d'hypocrisie.
Ainsi, on assiste aujourd'hui à un débat de crabes pris dans un filet: plus ils veulent de liberté, plus ils s'enchaînent et s'entortillent, plus ils tombent sous la coupe de petits juges véreux, grands décideurs de libertés obligées.
La liberté, hier réclamée, se retourne contre eux avec une force inouïe détruisant rêves et illusions par l'abjection et la décadence de nouvelles libertés nouvellement revendiquées.
Comprendre le monde, c'est comprendre la place de la liberté avec ses devoirs sans aucun droit, si ce n'est celui d'être respecter dans notre humanité.
Et je viens de découvrir que la seule liberté qui nous est ôtée aujourd'hui est la liberté de conscience, la seule qui libérait l'homme véritablement, celle qui permet de juger du bien et du mal; notre président vient de nous l'interdire...qui a dit que le soviétisme avait fait son temps?
Liberté d'expression, liberté d'action, liberté de mouvement, liberté de pensée, liberté de religion....
Tout le monde est d'accord pour limiter cette liberté à la liberté du voisin. Etrange concession!
Savons-nous seulement où se trouve cette fameuse frontière qui furent caution de ces fameux droits de l'homme? ... terrible caution qui ne cesse de faillir.
Il est un fait que la liberté telle qu'elle nous est présentée n'est pas viable, elle exige des qualités morales qui doivent être collectives alors qu'elles n'ont jamais été que l'apanage de quelques particuliers.
Loin de nos libéraux et de nos révolutionnaires de tout poil, la liberté n'a jamais été la faculté de faire ce que l'on veut. Cette pseudo liberté qui flatte agréablement le premier imbécile venu n'est rien d'autre qu'un ferment d'esclave. Elle permit de faire couler le sang, de trahir et de donner libre court à toutes les turpitudes et bassesses que puisse receler l'être humain.
Or si on s'attache au sens originel du mot, la liberté n'est que soumission: soumission à un ordre naturel et à une loi non-écrite.
La liberté n'est pas humaine, elle est juste donnée en usufruit par son Propriétaire afin de transcender l'amour de l'homme pour son Créateur.
A partir d'une telle acception il est difficile de donner du crédit à cette stupide devise inscrite sur nos frontons républicains, pleine de mièvrerie et d'hypocrisie.
Ainsi, on assiste aujourd'hui à un débat de crabes pris dans un filet: plus ils veulent de liberté, plus ils s'enchaînent et s'entortillent, plus ils tombent sous la coupe de petits juges véreux, grands décideurs de libertés obligées.
La liberté, hier réclamée, se retourne contre eux avec une force inouïe détruisant rêves et illusions par l'abjection et la décadence de nouvelles libertés nouvellement revendiquées.
Comprendre le monde, c'est comprendre la place de la liberté avec ses devoirs sans aucun droit, si ce n'est celui d'être respecter dans notre humanité.
Et je viens de découvrir que la seule liberté qui nous est ôtée aujourd'hui est la liberté de conscience, la seule qui libérait l'homme véritablement, celle qui permet de juger du bien et du mal; notre président vient de nous l'interdire...qui a dit que le soviétisme avait fait son temps?
mardi 20 novembre 2012
mercredi 14 novembre 2012
L'ère moderne
Si la fidélité fut de tout temps une vertu, aujourd'hui elle s'assimile à une sorte de maladie mentale tout juste bonne à rassurer les vieux nostalgiques.
En politique ou en religion, dans l'amour ou l'amitié, la nouveauté, l'activisme, le pluriel prennent ainsi couleur de personnalité, de modernité et d'intégration au monde d'aujourd'hui.
Je comprends cependant que l'obsolescence de cette vertu se marie avec les troubles qui agitent toutes les strates de la société. La corde lisse de la Vérité ayant été malicieusement recouverte de savon noir, il n'est rien de plus normal que de voir l'hécatombe des esprits se retrouver sans dessus-dessous au pied de cette corde qui les nargue, se balançant négligemment devant des regards ahuris et désabusés.
Lasses de ne pouvoir atteindre ce qu'elles s'acharnent à nommer utopie, les intelligences succombent à la tentation trop forte de la démission; et que chacun y va de son petit avis, de sa petite théorie assaisonnée au quant-à-soi et à l'a-priori détournant à son avantage narcissique une conscience petitement noyée dans ce long fleuve tranquille du monde.
La fidélité, c'est le regard tourné vers le haut, vers la grandeur et l'immortel, c'est les deux mains qui s'agrippent à s'écorcher pour tenir la corde de l'immuabilité, de ce qui fait que l'homme est homme: fidélité aux vertus, fidélité à l'amour et aux promesses, fidélité à l'humble obéissance envers une hiérarchie héroïque, fidélité enfin à la Vérité.
L'infidélité qui caractérise notre époque dans le mariage, mais aussi en politique, et surtout en religion, aboutit à ce déferlement inédit de lois iniques ou contre-nature, de divisions fraternelles et de bouleversement social. Certains parlent de priorité, certains se demandent s'il est prioritaire de discuter de l'homoparentalité, de l'islamisation, du bénéfice record des banquiers, de l'élection judeo-franc-maçonne d'Obama ou des déchirures catholiques...il n'y a pas de priorité, c'est tout un, tout est lié et tout est hypocrisie.
Qui va se lever contre le mariage homosexuel, va par derrière consacrer le divorce et remariage mettant en déroute des millions d'enfants déchirés.
Qui va se lever contre l'islamisation, va tout ensemble militer pour la laicité et l'athéisme.
Qui va se lever contre les banquiers, va tout aussi bien continuer jalousement à spéculer et investir en bourse, maudissant de ne pouvoir obtenir plus de bénéfice virtuel.
Qui va dénoncer les lobbys-maitres esclavagisants (on ne peut plus parler de racailles!), fait perdurer ce systeme dans la recherche de salaire et de reconnaissance sociale.
Qui enfin va vouloir défendre l'honneur du Christ, va soudain manquer de la plus élémentaire des charités pour un mot ou une idée mal interprétée, déchirant cette "tunique"sacrée que les soldats antiques n'avaient pas osé partager.
Mais au-dessus de tout, c'est cette démission intellectuelle et spirituelle qui donne le la, qui orchestre tout cela et qui peut le pire avec les meilleures intentions du monde.
lundi 29 octobre 2012
Le monde vs plan divin
Tandis qu'une culture outre-marine s'étale sans plus aucune retenue, celle de notre grande civilisation se limite à fleurir les tombes de ses vieux.
Mais au milieu de ces deux fêtes, cachée et oubliée et pourtant toujours fériée, la Toussaint.
La Toussaint survit malgré la claque qu'elle inflige à nos happyfew par le défilement de ces vies soustraites à l'influence de leurs tripes.
Le monde et ses complots, le monde et ses lobbys, le monde et son système n'ont eu aucune prise sur ces êtres d'exceptions, ces hommes, ces femmes, ces enfants de toutes races, de toutes conditions, seulement animés de la charité du Christ.
On pourrait se demander comment un François d'Assise, comment un Dominique, comment une Thérèse d'Avila, comment un Tarcisius, comment toute cette magnifique cohorte de saints plus ou moins ou même pas du tout connus ont ainsi résisté à l'écrasement de l'influence du monde. Je répondrais par un mot : liberté.
Le monde enchaîne l'esprit à la chair, mais la liberté c'est de soumettre la chair à l'esprit, c'est la domination spirituelle sur le charnelle, sur les vices et les défauts moraux, c'est le plan divin. Ce plan qui, loin d'être un engrenage ou un couloir sombre, s'étale aux yeux de l'esprit avec sa boussole et son curseur.
Il y a un choix donné à tout homme dès sa naissance: celui d'être libre ou esclave.
On n'aime pas la dualité de notre monde et les laïcs de tout poil cherchent désespérément une multiplicité de voies dans un relativisme débridé se perdant alors dans le labyrinthe des fausses théories. Ils voient bien que toutes ces voies sont des impasses, des voies de garages, qu'elles n'aboutissent nulle part si ce n'est sur le mur de leurs illusions. Aveuglés alors par ces mots et ces idées en trompe l'oeil, ils tournent en rond comme des chiens fous: ils ne sont que les esclaves du système qui les laissent dans leurs illusions sachant que tôt ou tard ils tomberont avec eux; ils n'ont plus de liberté, ils ne peuvent pas choisir.
Alors en regardant ceux-là et ceux-ci, une confrontation s'impose à l'esprit: le plan du monde versus le plan divin.
Quand le plan du monde se conjugue en complots et injustices, le plan divin définit une route.
Quand le plan du monde promet et défait tout ensemble, le plan divin promet et donne.
Quand le premier offre réjouissance et fantasme, le second implore sacrifice et générosité.
Ce n'est pas seulement une route différente, un autre voie; non, c'est une opposition fondamentale, une opposition surnaturelle qui échappe à l'esclave mais se dévoile à l'homme libre.
L'heure est magnifique! Notre époque est sûrement la plus favorable à la libération de l'esclave, et pourtant ce n'est que pleurs et jérémiades de nos faiblesses engluées. Des s'en-va-t-en-guerre surgissent de tout côté pour défendre un bout de tripe et un lambeau de culture se jetant aveuglément contre l'indétrônable mur illusionné refusant de lever la tête vers cette étoile qui n'en peut plus de briller. Ces combats sont légitimes et justes, sans aucun doute, mais sans vérité et sans lumière, d'où leur goût amer du vaincu.
Le plan du monde avec ses gadgets, sa musique, ses philosophies orgueilleuses ne cesse de les enlasser, les entortiller et les soumettre quand le plan divin dépouille et élève l'âme grâce aux génies suscités par Lui, à l'enthousiasme d'actions gratuites parce qu'abandonnées dans la charité.
C'est Nietzsche et son surhomme sans Dieu qui sombre dans la démence versus Ste Thérèse de l'Enfant Jésus avec sa petite voie d'amour qui s'élève au plus grand héroïsme, au point de recevoir le vocable de martyr.
C'est Rousseau et sa morale de caniveau qui plonge les générations à venir dans l'anarchie et l'individualisme outrancier versus St Thomas d'Aquin et sa somme théologique lumineuse apportant la compréhension du monde par l'appréhension de Dieu, (approuvée par Dieu lui-même quand ce grand philosophe dans toute son humilité pensait avoir si peu et si mal entamé le mystère de Dieu:"C'est bien, ce que tu as écrit de moi, Thomas!").
Il suffit de peu, de si peu que le plan du monde soit mis en échec individuellement puis collectivement.
Il suffit de reprendre la route délaissée; mais qu'on ne s'y trompe pas, il n'y aura plus de foule ni de bannières, car elles sont tombées sous les attaques séculaires. Et n'est-ce pas alors le plus héroïque des défis de nos temps modernes que de ramasser ces bannières ensanglantées pour les lever et marcher de nouveau, seul ou presque, seulement soutenu par la main secourable de l'Espérance, sur ce rude chemin, celui de la liberté, celui de Dieu.
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